Communiqué du Parti PPD-GIRIJAMBO après la publication du Rapport de la commission d’enquête des Nations Unies sur le Burundi.

Après avoir pris connaissance de la publication du rapport de la Commission d’enquête des Nations Unies sur le Burundi, nous les Membres et sympathisants du  Parti PPD – GIRIJAMBO,

  1. Félicitons la Commission d’enquête des Nations Unies sur le Burundi pour son travail et pour  avoir recommandé avec fermeté à la Cour Pénale Internationale (CPI) d’enquêter sur les  crimes contre l’humanité qui se commettent au Burundi depuis avril 2015;
  1. Remercions les Nations Unies, qui à travers son Commissariat aux Droits de l’Homme, a mis en place cette Commission d’enquête pour que la vérité sur la situation au Burundi soit connue;
  1. Demandons aux Nations Unies de continuer cette procédure jusqu’à ce que justice soit faite. La fin de l’impunité au Burundi est l’unique voie de mettre fin définitivement à la spirale de la violence dans notre pays;
  1. Invitons la Communauté Est Africaine, l’Union Africaine, tous les pays membres des Nations Unies et toutes les organisations nationales et internationales ainsi que le peuple burundais sans exception aucune de s’inscrire dans cette logique de mettre fin à l’impunité au Burundi pour que les burundais puissent enfin graver dans leurs mémoires le  “plus jamais ça”;
  1. Dénonçons les propos de M. Ismael Chergui, Commissaire en charge des questions de Paix et de Sécurité à la Mission Africaine, qui tente de dérober de la justice les criminels burundais,  évoquant une cours africaine dont personne n’est convaincu de son efficacité et une souveraineté des pays africains qui cache en réalité la volonté de protéger certains dictateurs sanguinaires qui maltraitent leurs populations. Voudrait il nous signifier que lorsque le Commissariat dont il est le premier responsable a proposé la MAPROBU, l’enjeu  n’était que de trouver du travail bien rémunéré aux troupes africaines, qui dans certains États sont traités de façon minable de manière à faillir à leur mission pour des miettes?;
  1. Encourageons la CPI à entamer sans délais les enquêtes proprement dites. Le retrait du Burundi de la CPI, par la seule volonté d’un seul homme, M. Pierre NKURUNZIZA, constitue un aveu  de culpabilité. Il ne doit en aucun cas lui servir de porte de sortie pour échapper à la justice ce qui condamnerait  tout un peuple pour encore des siècles;
  1. Remercions nos compatriotes qui ont eu le courage de témoigner sur le calvaire et les souffrances  qu’ils ont endurés et leur témoignons tout notre soutien et notre sympathie;
  1. Félicitons également les membres des corps de Défense et de Sécurité, de l’administration et de la milice IMBONERAKURE qui ont osé décrire les faits et déplorons que ce pouvoir illégal et illégitime contraint leurs sujets à commettre des crimes, un cauchemar ineffaçable pour ceux qui exécutent cette sale besogne;
  1. Encourageons d’autres victimes à sortir de leur silence et à vaincre la peur, et pour certaines, le sentiment même d’humiliation puisque ceux qui sont couverts de honte sont leurs bourreaux qui doivent être jugés et condamnés;
  1. Invitons le Médiateur et Président de l’Uganda Yoweri Kaguta Museveni et le Facilitateur Benjamin W. Mkapa à relancer le dialogue inclusif. Nous leur proposons de demander des sanctions contre la clique de Bujumbura qui piétine ce processus tout en continuant à tuer et à infliger des traitements inhumains à des innocents ciblés. Des sanctions ciblées et un embargo commercial et sur les armes doivent être décrétés contre le pouvoir de Bujumbura pour le forcer à accepter de s’assoir avec l’opposition en vue de trouver une solution à la crise profonde qui déchire le Burundi;
  1. Demandons aux Nations Unies et aux bailleurs de contraindre les autres partenaires du pouvoir actuel de Bujumbura à reconsidérer leurs relations avec ce dernier puisque il commet  des crimes contre l’humanité documentés et dénoncés par le Haut-Commissariat des Nations Unies. L’heure est à l’isolement total d’un tel régime, sans quoi il y a lieu d’être accusé de complicité ou de non-assistance au peuple burundais aujourd’hui en danger;
  1. Réaffirmons notre engagement à combattre le mal burundais et à réhabiliter l’Accord d’Arusha pour la Paix et de Réconciliation au Burundi qui avait fait ses preuves si ce n’était que l’égoïsme et la cécité politique de M. NKURUNZIZA et sa clique ;

Fait à Rusigabangazi, le 11 Septembre 2017.

Pour le Parti PPD – GIRIJAMBO,

Leonidas HATUNGIMANA,

Président.

2 Comments on “Communiqué du Parti PPD-GIRIJAMBO après la publication du Rapport de la commission d’enquête des Nations Unies sur le Burundi.”

  1. Komeza komeza, turabateye intege!
    Kora uko bishoboka aya ma écrits ashike kure abantu benshi babimenye!

    Par exemple, l’ONU et la CPI devraient être au courant de ce Communiqué! Tôt ou tard, nous vaincrons!

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