Qui sommes-nous?

En 2015, quand il était devenu évident que Nkurunziza avait décidé de violer la constitution pour briguer un 3ème mandat, beaucoup de  membres du parti CNDD-FDD ont décidé de tout faire pour l’en empêcher. Ils ont fait le tour des militants dans tout le pays afin de les inciter à signer des pétitions pour barrer la route à Nkurunziza. Ce dernier a utilisé la police, le Service National de Renseignement (SNR) pour persécuter et menacer de mort toute personne qui signera la pétition.

Les premiers signataires furent persécutés et furent obligés d’aller en clandestinité. Ils avaient choisi de  prendre le nom de “CNDD-FDD Abaryumyeko” et ils étaient communément surnommés “Frondeurs du CNDD-FDD”.

Constatant la dérive sanguinaire de plus en plus assumée par Nkurunziza et sa clique ainsi que le parti CNDD-FDD, ces frondeurs ont décidé de créer leur parti politique appelé “PPD-Girijambo” pour se désolidariser du CNDD-FDD et ses dérives criminelles.

En effet, ils ont constaté avec regret qu’il s’était installé une culture de rejet de conseils dissonants par la direction du parti, une violation des lois du pays et du parti à tel enseigne qu’il est devenu impossible de retrouver la ligne de démarcation entre les affaires du parti, l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Pierre NKURUNZIZA est devenu “tout” et a tendance à faire avaler aux Burundais l’idée de “divinité” de son pouvoir. Cela a créé malheureusement  chez une partie de la population l’attitude de le craindre et parfois même de le vénérer.

Le paroxysme se marquera par la violation pure et simple de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi, de la Constitution de la République du Burundi et de l’idéologie du CNDD-FDD. Ceci a fait régner des gens qui se comportent comme de petits sauvages érigés en dictateurs, les autres prenant le profil bas de complices résignés.

 Des enseignements divisionnistes sur la corde ethnique ont vu le jour, le langage destructeur et accablant refaisant surface , les corps de défense et de sécurité se retrouvent détruits , des Burundais réduits au silence , persécutés, contraints à l’exil, …, des enlèvements , des tortures , des assassinats , bref le Burundi est retourné dans les larmes et l’amertume.

C’est en partie cela qui motivé “Abaryumyeko” à fonder le parti “PPD-Girijambo” pour servir d’organe d’expression aux Bagumyabanga (membres du CNDD-FDD) et aux autres Burundais qui ne soutiennent pas les crimes du CNDD-FDD.

Pour le moment donc, le parti “PPD-Girijambo”rassemble en grande partie  les “frondeurs” du parti CNDD-FDD qui se sont opposés au piétinement de la loi et ses lourdes conséquences dont la violation grave des droits de la personne humaine , mais il est ouvert à tout Burundais qui soutient son idéologie et accepte les lois le régissant.

Qu’est-ce que le parti PPD-Girijambo?

Le parti se dénomme PPD-Girijambo (Parti des Patriotes pour le Développement- Girijambo).

Pourquoi “Girijambo” ? 

Dans la culture burundaise, Girijambo a le sens de  “avoir droit à la parole” afin d’exprimer sa pensée, de “donner la valeur à la parole de l’autre” dans le respect mutuel ainsi que “de  respecter les engagements”.

Effectivement, si les Accords d’Arusha et la Constitution de la République du Burundi avaient été respectés, s’il y avait eu le droit d’expression des Burundais et si les dirigeants avaient  pris en compte les conseils prodigués par les Burundais et les étrangers, il n’y aurait  pas eu la crise actuelle au Burundi.

C’est dans le droit à la diversité d’opinion, au respect des accords, à l’amour de la patrie s’exprimant d’abord par l’amour envers notre prochain burundais et l’habitant du Burundi, que se trouve le remède durable.

Les membres

En général tous les membres du parti portent le nom de “Abagenderajambo”

En effet, l’une des   valeurs recherchée par les membres de ce parti est  le respect des engagements, des accords  et de la loi.

Les femmes, elles portent spécialement le nom de “Abatarambirwa”. En effet, dans la société burundaise, les femmes jouent un rôle important de pilier des familles et par là de  la société. Elles se résolvent de  garder leur caractère d’infatigables dans leur engagement de conseiller particulièrement les hommes et les jeunes afin de rester intègres.

Les jeunes quant à eux portent le nom de “Intwari”, les “vaillants”

Ils ont démontré pacifiquement  leur désaccord par rapport au non-respect de la Constitution et des Accords d’Arusha.

Cette dénomination montre  en même temps que le Burundi a besoin d’une    jeunesse résolue à acquérir et garder la vaillance.